Conséquences du sevrage précoce chez le chaton

Chat qui mord une personne

Le sevrage précoce augmente la probabilité d’exprimer des comportements agressifs chez les chats. Les résultats de cette étude ont montré que l’âge recommandé pour le sevrage des chatons était de 14 semaines. Retarder le sevrage et donc la séparation avec la mère permet d’augmenter la qualité de vie des chats, et des humains…

Dans cette étude, les chercheurs se sont intéressés aux comportements de chats sevrés avant l’âge de 12 semaines. Un questionnaire a été envoyé à des propriétaires de chats, ce qui a permis de récolter des informations sur 5726 chats de 40 races différentes. Un des résultats important était que la probabilité d’exprimer des comportements agressifs notamment envers les personnes inconnues augmente significativement chez les chats sevrés avant l’âge de 8 semaines.

Les chats sevrés après 14 semaines ont un risque nettement moins important de présenter des comportements agressifs que les autres.

 

==> Résumé de l’article de M. K. Ahola, K. Vapalahti & H. Lohi, 2017, Early weaning increases aggression and stereotypic behaviour in cats, Scientific Reports.

 

⇒ En France, l’âge légal pour adopter un chaton est 8 semaines. A cet âge-là, si son développement s’est déroulé dans de bonnes conditions, le chaton sait faire sa toilette seul, il sait s’alimenter, il sait éliminer dans un bac à litière. Mais il a toujours besoin de sa mère et de sa fratrie pour le contact affectif, et il lui reste de nombreux apprentissages à faire et à parfaire : communication et codes sociaux, gestion des émotions, rétractation des griffes et inhibition de la morsure.

Un chaton qui reste avec sa mère et sa fratrie jusqu’à l’âge d’au moins 12 semaines aura plus de chance d’avoir une bonne capacité d’adaptation, une bonne gestion émotionnelle et d’être bien socialisé.

Comportement agressif et stérilisation

Un chat feule et crache, ses pupilles sont dilatées.

Les chattes stérilisées vivant en colonie montrent moins de comportements agressifs que les femelles non stérilisées. Une colonie de chats libres a été observée pendant 8 mois. Huit femelles ont été capturées, stérilisées et relâchées sur leur site de capture. Les résultats ont montré qu’elles avaient moins de comportements agressifs que leurs congénères non stérilisées. De plus, la concentration de cortisol (hormone du stress) contenue dans leurs poils était inférieure à celle des femmes entières, suggérant qu’elles étaient moins stressées car moins exposées à une possible compétition liée à la reproduction.

 

==> Résumé de l’article de H. Finkler & J. Terkel, 2010, Cortisol levels and aggression in neutered and intact free-roaming female cats living in urban social group, Physiology & Behavior.

 

⇒ Cette étude a été réalisée sur un petit échantillon de chats, il serait intéressant de continuer les observations et mener d’autres études de longue durée pour évaluer à long terme l’efficacité de la méthode « capture-stérilisation-relâcher » sur le bien-être des chats.